Mon dernier passage au Bénin remonte à maintenant 4 ans. Premier constat en arrivant, peu de choses semblent avoir changer. En même temps, est-ce que les choses changent tant que ça chez nous même en 4 ans ? Les "caddiesmen", qui vous accueillent à l'aéroport de Cotonou pour prendre et pousser vos bagages, sont fidèles au poste. Moyennant rémunération. Ici, chaque petit service trouve sa contrepartie en monnaies sonnantes et trébuchantes. Après 2 bonnes heures de conduite laborieuse, nous pouvons prendre nos quartiers à Abomey-Calavi dans le quartier Akonville. Peu de chose à décrire sur cette ville. La route qui la traverse restera dans les annales. Il faut savoir que les routes goudronnées sont trop peu fréquentes au Bénin. Celle-ci en était un bon exemple et c'est la terre et le sable qui prenaient le relais. Bien évidemment par temps de pluie ce dispositif montre vite ses limites. Nous en avons fait la douloureuse expérience.
Cotonou capitale économique du Bénin. Impossible d'en parler sans évoquer son trafic et sa circulation chaotique. Ce n'est que l'indicateur d'une ville qui bouge énormément. Chaque rue, ruelle, place comptent son lot de vendeurs ambulants, d'étale de vente d'essence de contrebande ou de restaurants de fortune. Tout ceci n'est pas spécifique à Cotonou mais c'est bien ici que cela est le plus marqué. Le tout est rythmé par les allers et venues des Zemidjans , ces taxi-mobylettes (en jaune sur la photo) qui pour moyennant environ 500 FCFA (75cents d'euro) vous emmène où bon vous semble.
Une part important des ministères se trouve ici-même à Cotonou. L'autre partie se trouvant logiquement à Porto-Novo. Bord de mer oblige, on pourra tenter une escapade sur la plage de Cotonou. A condition de choisir le bon côté. En effet, la partie la plus à l'est de la plage n'est que très peu entretenue tandis que la partie la plus à l'ouest où trone les hotels d'un standing correct est tout à fait attrayante. Mais dans un cas comme dans l'autre, exit la baignade : la violence des vagues coupera l'ardeur de n'importe quel baigneur.
On concluera sur quelquechose que vous ne soupçonniez peut-être pas, mais il y'a des boites de nuit à Cotonou. Elles n'ont d'ailleurs pas grand chose à envier aux boites parisiennes : même les prix dans les pubs semblent parisiens. La clientèle ciblée ? La bourgeoisie des alentours mais aussi les étrangers. Cerise sur le gateau, on y danse même la Tecktonik...
A 45 minutes en voiture de la capitale économique se trouve la capitale officielle du Bénin à savoir Porto-Novo. Passer de Cotonou à Porto-Novo choque. Fort de ce contraste, cette dernière semble paisible. Les gens eux-mêmes sont dans une dynamique plus douce. On y retrouve tout de même tout ce qui caractérise une ville béninoise : vendeurs ambulants, essence de contrebande, Zemidjans... Le stade de Porto-novo est lui toujours remplit de sportifs en tout genre. Comme l'illustre si bien la photo ci-contre.
Tout près d'Abomey-Calavi se trouve Ganvié la cité lacustre. Cité lacustre veut bien dire ce que cela veut dire et pour s'y rendre, un voyage en pirogue d'une petite quinzaine de minutes sera nécessaire. On ne va pas s'en plaindre car avec la chaleur béninoise, L'occasion pour le guide qui nous accompagne de nous raconter l'histoire de la cité et du mode de vie locale. Ainsi la pêche tient une part important dans l'économie locale si bien que plusieurs méthodes sont employées à cet effet. Outre une paire de boutiques de souvenirs, c'est l'aménagement de la cité qu'il est intéressant de découvrir. Si les habitations elles sont bien sur l'eau, les batiments importants eux sont bien sur la terre ferme : école, mairie, etc... Ah et on évitera de photographier les locaux, ils n'apprécient guère... tant qu'ils n'ont pas un paiement en bonne et due forme.
Situé à quelques 200km de Cotonou, Dassa est une ville qui se veut très touristique. Elle y accueille d'ailleurs bon nombre d'européens. Les habitants ont apparement bien compris le potentiel de leur ville puisque les prix ont eux-mêmes un goût très européanisé. Nous n'y sommes malheureusement pas rester assez longtemps pour en faire ne serait-ce que le quart. Raison à cela : entre autres les 4h à 5h de bus (non climatisé) qu'il était nécessaire de subir pour s'y rendre depuis Cotonou.
Nous n'avons finalement pu qu'arpenter un ancien territoire qui était, selon notre guide, celui d'un roi local... Roi auquel il fallait payer un tribu afin d'obtenir le droit d'entrer en son territoire. Roi qui nous a d'ailleurs reçu en paignoire. Petit manque de standing pour une personne royale mais passons. Mais la balade valait clairement le coup car nous avons eu droit à une vue imprenable sur Dassa depuis les hauteurs de ce site rocailleux.
Après cette petite excursion riche transpiration, nous avons fait une courte escapade à la grotte Mariale qui, comme son nom l'indique, a été l'endroit où la vierge Marie serait apparu. Les croyants se réunissent sur cette place et dans l'église qui la jouxte pour y prier.
Je n'ai pas grand chose à raconter pour la 2ème journée à Dassa puisque une petite diarrhée inattendue m'a cloué au lit (au WC devrais-je dire). Un grand classique de mes voyages au Bénin. Je n'ai semble-t-il pas louper grand chose puisqu'il était question d'une rencontre avec des hippopotames qui n'étaient tout simplement pas là.
Ouidah est elle aussi en bord de mer. Sa plage est chargée d'histoire puisque c'est sur cette dernière que les esclaves ambarquaient sur les navires à destination de l'Europe et des Etats-Unis. Le Bénin est une ancienne colonie française mais le Portugal a eu également un role important sur ce point. Une fois de plus, le temps nous à fait défaut car nous n'avons pu visiter que la porte de non-retour, un édifice symbolique érigé à la demande de l'UNESCO en "souvenir" de l'esclavage qui sévissait à par le passé. Un guide sur place nous a raconté l'histoire et nous aurions du ensuite prendre la direction du temple des pythons, mais rien de cela.
En résumé un séjour très sympathique. Il y'a beaucoup de choses à faire au Bénin mais le manque de temps c'est fait cruellement sentir. Ce n'est que partie remise.
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Réactions (1 commentaire)
pourriez vous me contactez
# posté par GUILLOIS [Guest] le : 31/08/08 à 19h12...La parole est à vous